MÀJ
Provence-Alpes-Côte-d'Azur

Gérard Traquandi

Né⋅e en 1952

Vit et travaille à Marseille et Paris

Le motif est un repère, mais il sert aussi à filtrer le «trop d'art» ou l'esthétique convenue.
Il permet une prospection au présent : ici et maintenant.
Il est un référent que j'utilise quand bon me semble.
Un petit bout de nature, un caillou, des fleurs, une plante font l'affaire. Les objets manufacturés, non.
Je ne sais pas pourquoi je n'ai pas envie d'en savoir plus là-dessus pour l'instant.
Le motif me motive, voilà tout.

À l'époque où je dessinais dans la ville, la Vespa était mon véhicule de prédilection. Ici tu t'arrêtes, tu t'assois, tu regardes, tu dessines... ou pas. De fait, l'expérience se faisait aussi sur la Vespa. Moretti est plus pertinent. Lui peut filmer en roulant, moi je ne peux pas peindre. Il me faut réinventer à l'atelier.
L'expérience du paysage se fait plus que jamais en le traversant, en le pénétrant ; le paradoxe du peintre, c'est de mettre à plat cette pénétration.

Gérard Traquandi, notes d'atelier, 1998