Meet-up Auvergne-Rhône-Alpes 2026

Initiée par Documents d'artistes Provence-Alpes-Côte d’Azur, Meet-Up est une programmation annuelle de visites d’ateliers portée aujourd'hui aussi à l'échelle du Réseau documents d’artistes et organisée par l’ensemble des Documents d’artistes à l’adresse de professionnel·les français·es et étranger·ères. Ces voyages de prospection sont conçus pour privilégier les échanges professionnels et favoriser la connaissance du travail des artistes ainsi que la découverte des scènes artistiques territoriales.

Cette session est organisée par Documents d’artistes Auvergne-Rhône-Alpes, avec le soutien du Réseau documents d’artistes et du Département de la Haute-Savoie, en partenariat avec Documents d'artistes Genève et le réseau Altitudes, art contemporain en territoire alpin.

Commissaires invité·es

- Laure Forlay

Responsable de la programmation hors-les-murs, Frac Auvergne, Clermont-Ferrand

Après des études d’histoire de l’art et une formation en ingénierie culturelle, Laure Forlay a travaillé pour différents musées en tant que médiatrice culturelle où elle s’attache à développer des actions visant à rapprocher l’œuvre, l’artiste et les publics.

Au Frac Auvergne depuis 2010 en tant que responsable du service des publics, elle prend la direction artistique de l’institution par intérim de 2023 à 2026 et assure le commissariat de plusieurs expositions monographiques (Christine Safa, Noémie Goudal, Laura Henno, Johanna Mirabel…). Elle est également autrice de plusieurs textes critiques.

Laure Forlay est aujourd’hui responsable de la programmation hors-les-murs du Frac Auvergne.

- Vincent Gobber

Curateur, directeur de L'Assaut de la menuiserie, Saint-Étienne

Designer diplômé en école d’art, Vincent Gobber a obtenu un Master en Conception et mise en œuvre de projets culturels à l’Université Sorbonne Nouvelle. Il est lauréat du dispositif du ministère de la Culture « La Relève », une formation continue à Sciences Po Paris destinée aux dirigeants dans les domaines du spectacle vivant et des arts visuels. Il revendique un ancrage au long cours où la création s’invente au contact des habitants et des réalités territoriales. Il développe également des partenariats bilatéraux internationaux, avec la Pologne (2022-2024) et la Corée du Sud (2026-2027). Entre 2010 et 2022, il enseigne dans des établissements d’enseignement supérieur et s’implique professionnellement dans des projets pluridisciplinaires dans les secteurs culturel, événementiel, scientifique, avec diverses institutions. Ces expériences lui confèrent une connaissance approfondie des réseaux et des enjeux du travail créateur.

- Adeline Lépine

Directrice du Centre régional d’art contemporain Le 19, Montbéliard

Formée en Histoire de l'art et ancienne travailleuse sociale, Adeline Lépine a été depuis 2008 médiatrice et programmatrice culturelle pour divers musées et centres d’art. En 2015, elle est l'une des résidentes du programme Capacete à Rio de Janeiro et contribue depuis lors à divers projets artistiques collectifs. Entre 2016 et 2022, elle a été commissaire de Veduta, le laboratoire expérimental de la Biennale internationale de Lyon. Depuis 2022, elle est directrice du 19, un centre d’art situé à Montbéliard, une ville post-industrielle implantée dans un contexte rural.

Dans sa pratique curatoriale, Adeline Lépine cherche généralement à créer des situations qui génèrent de nouvelles expériences de dialogue, de convivialité et d’actions sociopolitiques en puisant notamment dans les pédagogies de l'émancipation.

- Bertrand Riou

Responsable de La Chapelle - espace d’art contemporain, Thonon-les-Bains

Bertrand Riou est commissaire d’exposition, membre actif de C-E-A depuis 2015.
Responsable de La Chapelle de la Visitation à Thonon depuis 2026, il a également été fondateur et directeur du CACN – Centre d’Art Contemporain de Nîmes de 2017 à 2024, directeur adjoint du CAIRN Centre d’art à Digne de 2013 à 2016, et participé à plusieurs projets curatoriaux à Montpellier, Paris, Londres et Pékin. Il a collaboré à l’écriture de nombreux textes critiques et coordonné l’élaboration de plusieurs ouvrages d’expositions monographiques.

Il s’intéresse particulièrement à la scène émergente et engage par différents formats des réflexions au long cours avec des artistes d’horizons variés. Ses recherches se portent actuellement sur une mise à jour précise de l’histoire des centres d’art en France.


PROGRAMME DES VISITES

Mercredi 22 avril 2026

Photo : © Karim Kal

Visites d'ateliers
Montagne Magique, Plateau d'Hauteville

Gaëlle Foray

Née en 1978
Vit et travaille sur le Plateau d’Hauteville (Ain)
foraygaelle@gmail.com

« Je compose des photomontages et des volumes à partir de matériaux variés : photographies familiales, fossiles, pierres, gravats, bibelots. Je les ramasse dans la nature ou les récupère dans les déchetteries, décharges et greniers. […] Ce mode opératoire a des traits communs avec une forme d’anthropologie ou de sociologie, dont la collecte d’artefacts serait le point central. […]
J’agrège et agence ces éléments pour faire émerger des récits. Je rejoue des scènes de la vie quotidienne, de l’enfance. J’interroge nos cultures familiales et leurs motifs : les repas de famille, les cérémonies, les sorties du dimanche, les rêves stéréotypés, les habitudes.
Plus largement, je commente nos rapports à la nature, aux animaux, à l’alimentation, et la façon dont nous configurent les politiques territoriales, agricoles, touristiques, etc. »

— Extrait du texte de Gaëlle Foray, 2021

Fossile 3, assemblage, os de vache et schiste vert, 9 x 16 x 10 cm, 2022

Jean-Xavier Renaud

Né en 1977
Vit et travaille sur le Plateau d'Hauteville (Ain)
jeanxavierrenaud@gmail.com

« Généreuse et protéiforme, l’œuvre de Jean-Xavier Renaud innerve un champ iconographique et stylistique des plus étendus où la part accordée à la sexualité n’est pas des moindres. [...] Le Web et l’univers des jeux vidéo, sans oublier la BD, constituent des sources d’inspiration primordiales pour l’artiste. […]
Le catalogue d’œuvres de Renaud comprend des natures mortes et des paysages, des scènes de genre et des « portraits », sans oublier de rares compositions abstraites. Selon les cas, l’artiste associe les images à du texte.
Le registre peut être « sérieux », notamment dans les paysages, mais relève le plus souvent du calembour, du propos scabreux, du détournement et d’un humour potache qui évoquent la néo-comédie américaine, tendance frères Farrelly, Will Ferrell et l’excellente série Eastbound and down, dont l’univers et l’atmosphère rappellent, à bien des égards, le monde selon Renaud. Monde étrange où l’on rencontre un butteur de patates et Bernadette Soubirou, un brame à poutre et une énigmatique double salope on the rocks close to the scie. C’est d’une crétinerie absolue et totalement régressif. Mais cela a l’immense avantage de nous infecter un œil qui en avait grand besoin. » […]

— Extrait de Jean-Xavier Renaud. Infecter l’œil, Erik Verhagen, 2011

La montée des extrêmes, aquarelle sur papier, 106 x 78 cm, 2025

Sophie Pouille

Née en 1983
Vit et travaille sur le Plateau d'Hauteville (Ain) et à Paris
contact@sophiepouille.com

« Le travail de Sophie Pouille est proche du principe de « nature naturante » qui désigne la volonté de retrouver les principes générateurs du monde qui le structurent intrinsèquement. Ses formes invitent à un aller-retour intérieur-extérieur, elles font appel au vocabulaire minéral, architectural, géographique et biologique. En peinture et en sculpture, elle suit une forme de protocole. Elle observe les chemins qu’empruntent les matières et pose ensuite des masses qui provoquent et déstabilisent les formes existantes. Lorsqu’une dynamique émerge, elle la contre-balance afin de rester au bord de la rupture. »

Sophie Pouille collabore fréquemment avec des scientifiques, historiens de l'art et philosophes et travaille à la conception d’expositions collectives au sein de l'association Formes élémentaires. Elle est également directrice et administratrice du Centre d’art contemporain de Lacoux.

La grève, grisaille sur verre, 60 x 80 x 0,4 cm, 2023

Keiko Machida

Née en 1976
Vit et travaille à Évires (Haute-Savoie) et Osaka (Japon)
machidakeiko@gmail.com


« L’hybridation nourrit le travail de Keiko Machida, basé sur l’intrication du minéral, du végétal, de l’animal et de l’humain. En présentant la nature comme un tout indiscernable, l’artiste replace ses incarnations et ses mues à une échelle mythologique ou cosmogonique. L’hybridation, c’est aussi la difformité et l’artificialité créatives : mesures et proportions se dérèglent, une tête énorme repose sur un corps fragile, les couleurs apparaissent délavées ou, au contraire, saturées. La céramique, que l’artiste expérimente à la manière d’un dessin déployé dans l’espace, s’avère l’expression prégnante de ce processus. Sous l’effet de la cuisson, les altérations de la matière, par le biais d’oxydes métalliques et d’émaux, s’avèrent plus vives. La mise en scène de créatures bâtardes ou grotesques, désemparées ou infirmes, figures de songes ou d’apocalypse, amorcent des micro-fictions saisissantes. »

— Extrait du texte d’Eveline Notter et Thierry Maurice, 2018

Lapin, porcelaine, 14 x 6 x 8 cm, 2012
Photo : © Mina Albespy
Sans titre, aquarelle sur papier, 21 x 29,7 cm, 2012
Collection du Fonds municipal d’art contemporain de Genève

Rencontres
RELIEF, artist-run-space, Cluses

Johanna Perret

Née en 1986
Vit et travaille à Cluses (Haute-Savoie)
johannaperret@gmail.com

« Le travail de Johanna Perret prend en charge tout à la fois un héritage historique, un savoir-faire affirmé et un ancrage contemporain par le biais du détournement. L’essentiel réside peut-être dans le choix d’un temps d’exécution long à une époque de vitesse, de zapping et d’hyperactivité. Par ce mode de fonctionnement, elle installe une pratique de la peinture de nature méditative qui contraste avec sa propre nature vive et passionnée. En peignant, elle se met dans un état cotonneux d’hypersensibilité qui la place hors du temps, dans un bain coloré dont elle module à l’envi les nuances et qui gagne et enveloppe le spectateur. [...] Mais la séduction qui se dégage de ses œuvres n’est pas exempte de danger. L’ironie réside dans le jeu de faux semblants qui court-circuite l’impression insouciante d’un style fleuri pour reproduire l’horreur et fait naître des gaz polluants un sentiment de transcendance. »

— Extrait de Pièges et mirages, Claire Viallat, 2018

L’Hallali, huile sur toile, 190 x 200 cm, série LUX NOVA, 2019
Photo : © loicmadec
Photo : © loicmadec

Johan Parent

Né en 1984
Vit et travaille à Yenne (Savoie)
contact.factoryisland@gmail.com


« Johan Parent réalise une œuvre composée d’installations, de vidéos, de dessins, où des objets familiers, animés d’un mouvement, fonctionnent de manière autonome, dans une action dépourvue de finalité. Ainsi, il envisage les objets à travers une déconstruction absurde et contre-productive. L’artiste travaille dans le même temps sur nos espaces qu’il fait basculer dans une atmosphère rendue étrange voire inquiétante, par ce principe de détournement et de dysfonctionnement. Jouant sur la saturation ou le brouillage des espaces visuels et sonore, il crée des dispositifs autarciques qui traduisent des symptômes d’époque (anxiété, défaillance, sens désaccordés…). Les environnements déshumanisés qu’il nous donne à voir viennent interroger les systèmes de conditionnement ou de praticabilité des espaces du quotidien. »

Vue de l’exposition Barrer le seuil, L’Angle - espace d’art contemporain, La Roche-sur-Foron, 2024
Grow Room (Chambre de culture), technique mixte et filtre jaune, 30 x 40 cm (x6), 2021

 Karim Kal

Né en 1977
Vit à Viuz-en-Sallaz (Haute-Savoie)
karimkal@protonmail.com

« Né en 1977 d’un père algérien et d’une mère française, il passe son enfance dans un petit hameau de Haute-Savoie, mais rend régulièrement visite à sa famille ou ses amis qui habitent en banlieue. Bien qu’ayant grandi à la campagne, la périphérie des grandes villes constitue donc l’un des terrains familiers de son enfance, puis de son adolescence. Entre 1996 et 2001, il étudie aux Beaux-Arts d’Avignon puis de Grenoble avant de suivre l’enseignement de l’École de photographie de Vevey dont il est diplômé en 2003. Depuis cette époque, l’artiste interroge lui aussi la réalité sociale, urbaine, historique du monde dans lequel il évolue. » […]

Ainsi, depuis une quinzaine d’années, Karim Kal enquête sur ce qu’il décrit volontiers comme une « France élargie », incluant les territoires d’outre-mer comme les anciennes colonies. Dans cet espace géographique autant qu’historique, les quartiers populaires en périphérie des grandes agglomérations constituent son terrain de recherche privilégié. À l’aide de la photographie, il dresse l’inventaire de tout ce qui contraint les corps, instaure de la domination, rappelle l’univers carcéral et finit par transformer la banlieue en une zone de ségrégation qui, selon ses mots, confine à « une forme d’apartheid ». Il montre ainsi ce que l’histoire ou la politique font à l’architecture et combien cela influe sur ceux qui l’habitent. »

— Extrait de Métaphores de l’obstruction, Clément Chéroux, 2019

Securit, série Proxi, 50 photographies, 2023
Collection Musée d'art contemporain de Lyon
Mons Ferratus, série de 71 photographies, 2020-2025
Projet lauréat du Prix Henri Cartier-Bresson 2023
Collection Musée d'art contemporain de Lyon

Jeudi 23 avril 2026

Camille Llobet

Née en 1982
Vit et travaille à Sallanches


« Chaque œuvre commence par une rencontre et un questionnement à expérimenter ensemble. J’imagine d’abord des dispositifs de tournage précis prenant le parti pris de l’expérience filmée et réalise ensuite des montages vidéos et sonores à la fois intuitifs et visant une radicalité formelle. Des dessins, partitions et performances poursuivent souvent les problématiques abordées dans les vidéos.

Après avoir exploré l’oralité, le mouvement et la perception humaine comme des territoires de recherche lors de tournages en studio, j’ai déplacé mes protocoles de travail en haute montagne. Cet environnement complexe fait de roche, neige et glace est aujourd’hui en cours de mutation. Une transformation brutale due à l’accélération de la fonte des glaces et des écroulements rocheux qui place un temps géologique au niveau de celui d’une vie humaine. »

— Camille Llobet, 2023

Glacier noir, série de photographies, diptyques, 2025
Vue de l'exposition monographique Fond d'air, IAC Villeurbanne/Rhône-Alpes, 2023
Photo : © Thomas Lannes

Visites et rencontres
La Cure, Saint-Gervais et Musée d'art sacré de Saint-Nicolas de Véroce

Visite de l’exposition L’autel, le trésor et le montreur de marmotte

Rencontre avec Géraldine Kosiak, Ariane Réquin, Tony Côme et Emma Legrand, commissaire du dispositif Archipel Art Contemporain et directrice de la Culture et du Patrimoine de Saint-Gervais

Géraldine Kosiak

Née en 1969
Vit et travaille à Lyon
geraldine.kosiak@gmail.com

« Géraldine Kosiak est diplômée des Beaux-Arts de Lyon en 1995. Depuis la série inaugurale J’ai peur en 1993, elle déploie un enchaînement d’ensembles et sous-ensembles, dessins et photographies réalisés comme autant d’enquêtes intuitives. Les faits et personnages réels – la construction d’une autoroute, son grand-père, la chasse, un ouvrier japonais, des truites, la salle d’une bibliothèque, l’Antarctique – sont représentés avec une minutie qui trahit la précarité de ces réalités contiguës. Sous une apparente harmonie, ses images semblent peuplées de fantômes en devenir. En résulte un plaisir inquiet. » […]

— Extrait de Un parcours semé d’indices, Gaetano Gaétan, 2008

Blue dragon, encre sur papier, 46 x 30 cm, 2009
Vue de l’exposition Je bouge à une vitesse normale, Espace Arts Plastiques de Vénissieux, 2008
Photo : © Blaise Adilon

Visite et rencontres
Le Point Commun, Annecy

Visite de l'exposition January has April's showers

Artistes exposé·es : Amandine Arcelli, Sosthène Baran, Tamaris Borrelly, Sacha Cambier de Montravel, Louis-Paul Caron, Maëlys Chavant, Cédric Esturillo Cacciarella, Sylvain Le Corre, Lou Motin.

Rencontre avec Amandine Crey, coordinatrice du Point Commun et Pauline Boucharlat, directrice artistique d’imagespassages.

Cédric Esturillo

Né en 1988
Vit et travaille à Lyon
cedric.esturillo@gmail.com

« Mon travail artistique est nourri de références anciennes, voire antiques, tout en essayant d’imaginer un futur non advenu. À partir de déplacements formels et de correspondances synchroniques, j’interroge une évolution culturelle en expansion et la possibilité d’une histoire non linéaire, mais façonnée de couches successives.
Mes sculptures et installations puisent également leurs inspirations dans des imaginaires fantastiques, sacrés et marginaux. Tout en proposant une analogie entre mouvements culturels distants, je cherche à établir des alternatives aux réalités admises. En résultent des objets hybrides et hors du temps, qui par leur transformation physique et une dépendance singulière à l’histoire de l’art, interrogent le regard que nous portons sur les formes et les phénomènes culturels de notre monde. » [...]

Vue de l'exposition Prospective Paresseuse,
Les Ateliers Vortex, Dijon, 2021
Photo : © Siouzie Albiach
Fossa dei serpenti, grès émaillé, 10 x 14 x 9 cm, 2024

Visites et rencontres
bermuda, Sergy

Visites d'ateliers avec Max Bondu et Guillaume Robert et dîner avec l'équipe et les résident·es : Mathilde Chénin, Bénédicte le Pimpec, Cassandre Cecchella, Maud Soudain, François Aubart et Flora Moscovici.

Max Bondu

Né en 1985
Vit et travaille à Sergy (Ain)
mb@maximebondu.com


« Max Bondu pratique l’interprétation. Son travail, centré sur la notion d’information et de potentiel, appréhendé depuis le récit ou projeté dans le futur, est formé d’une multitude d’études de cas qui font signe en tant qu’augures et présages. Une très courte liste de ses travaux comprendrait par exemple : des androïdes plus humains que l’humain, une fusion perpétuelle sous verre en Californie, un parcours macroscopique au musée, des jumeaux artificiels savants s’initiant aux échecs, des phonèmes exhaustifs en écho sur la lune ou l’observation attentive des vibrations au dessus d’un collisionneur de particules. Il a enseigné l’architecture à ALICE, EPFL et co-dirige une plateforme de recherche sur l’étude des nuages. Il est co-fondateur des ateliers bermuda, un lieu de vie et de recherche qui a reçu le prix d’architecture de l’équerre d’argent pour sa conception. »

L’appel des goules, bois, 180 x 40 x 40 cm, 2024
Vue de l’exposition Une Clameur, Château de Voltaire, Ferney-Voltaire
Photo : © Guillaume Robert
Vue de l'exposition Matza Edgelands - Under the Radar, Ancienne poste des Charmilles, Genève, 2022

Guillaume Robert

Né en 1975
Vit et travaille à Sergy (Ain)
avatarbleu@gmail.com

« Les films et dispositifs vidéographiques de Guillaume Robert inventent des dramaturgies composites aux narrations ouvertes. Le regard s’attache aux gestes, aux pratiques, aux modes d’action, de transformation, de présence et d’attention au paysage. Les occurrences filmiques de ses projets oscillent entre récit documentaire et bascule onirique, entre fable humaniste et réalisme magique. Films après films, une odyssée descriptive du pourtour méditerranéen se dessine. Les corps, les sons, l’histoire, le travail sont mis en scène dans les paysages agricoles ou naturels. Il en résulte des expériences réflexives, poétiques et purement sensitives. »

Vue de l’exposition Nos yeux vivants, Centre International d’Art et du Paysage de l’île de Vassivière, 2019
Photo : © Rafaël Trapet

Vendredi 24 avril 2026

Journée professionnelle - Le Commun, Genève

Pour célébrer ses cinq ans, Documents d’artistes Genève présente l'événement FIVE YEARS, STUCK ON MY EYES, composé d'une exposition tripartite, une exposition capsule et un programme étoffé de rencontres, réunissant plus de 40 artistes genevoi·ses et issu·es d’autres territoires du Réseau documents d’artistes. Avec les contributions curatoriales de Marie Bassano, Laurence Favez, Jill Gasparina et Caroline Honorien.

En collaboration avec Gabrielle Boder, DDA Genève propose dans ce cadre une journée de présentations et de discussions :

— 9h30 Documents d’artistes, deux anniversaires
Présentations de Guillaume Mansart (Documents d’artistes Provence-Alpes-Côte d’Azur) et Delphine Reist (Documents d'artistes Genève)

— 10h Ce que documenter fait à l’art
Table ronde avec Bastien Gachet (artiste, DDA-Genève), Caroline Honorien (curatrice), Camille Kaiser (artiste, DDA Genève) et Jean-Rodolphe Petter (curateur)

— 13h30 Présentation du réseau Altitudes, art contemporain en territoire alpin, par Émilie Dumenil (coordinatrice), Laurène Maréchal (Vice-Présidente) et Camille Llobet (artiste)

— 14h Créer, travailler, habiter : espaces et conditions de la pratique artistique
Table ronde avec Mathilde Chénin (artiste et chercheuse, bermuda, Sergy), Julie Marmet (ARROI, Genève), Jan Van Oordt (La Dépendance, St-Imier), Philémon Otth (Sentiment, Zurich)