Fragments d'une correspondance
● Commanditaire : 1% artistique de Sète Agglopôle Méditerranée, dans le cadre du 1% artistique pour la construction de la nouvelle Médiathèque Olympe de Gouges à Balaruc-les-Bains
Fragments d’une correspondance est une œuvre pérenne répondant à une commande publique. Elle met en avant les missions de la médiathèque et les vestiges archéologiques découverts lors de sa construction.
C’est dans la volonté de rendre présente l’histoire de ces vestiges, fragments et graffitis gravés, que l’œuvre prend sens. Elle tisse un lien étroit entre l’histoire du territoire et les enjeux de la médiathèque, le vestige et le savoir, ainsi qu’entre les images et les mots. Une place forte est donnée à l’ancrage historique et géographique que propose ce territoire attractif en terme d’archéologie.
Par la photographie, j’ai arpenté différents sites de la ville de Balaruc-les-Bains. J’en ai saisi une empreinte sensible et mémorielle de plusieurs éléments, aussi bien historiques que végétales, architecturaux que urbains. Le travail de photographie joue de la composition et des analogies pour transmettre l’esprit de l’archéologie.
Cette installation photographique s’intègre dans l’architecture par les impressions sur verre verticales et colorées qui résonnent avec les largeurs des cloisons de verre. Il renvoie à la colonne en ruine, offrant une lecture en strates des images, à la fois concrètes et symboliques.
Les lettres en métal sont extraites des graffitis gravés sur les fragments retrouvés. Elles investissent le haut du mur, flottantes dans l’air et proposent une nouvelle lecture. J’inverse les dynamiques du plein et du vide mais je conserve la fragilité du geste de l’écriture dans la transposition en métal.
Une mallette pédagogique accompagne le projet pour offrir aux usager·es de la médiathèque un outil ludique et manipulable déployant la réflexion artistique. Elle se présente comme un jeu de cartes, avec un plan et des accessoires liés aux matériaux de l’œuvre. Elle contient un tirage sur plexiglas, d’une partie de l’œuvre, qui présente la transparence du verre. À cela sont associées quarante photographies, imprimées comme un jeu de carte, liées au travail de repérage, et un plan de la ville expliquant chacun des sites. Les lettres en métal, extraites des graffitis, composent un abécédaire complet.