MÀJ
Nouvelle-Aquitaine

Lou-Andréa Lassalle-Villaroya

Né⋅e en 1987

Vit et travaille à Bordeaux

Les formes multiples créées par Lou-Andréa Lassalle-Villaroya sont issues d’un travail d’écriture basé sur un diagramme-source, en constante évolution, où s’inscrivent les doubles fantasmés de nombreuses personnes de sa famille. Chaque portrait est une traduction plastique à laquelle vient s’ajouter de nombreuses références tant littéraires, philosophiques, théologiques que cinématographiques ou ethnographiques. Les contextes de ses productions influent directement sur l’évolution esthétique et signifiante des personnages. Son intimité s’entremêle à l’architecture, à l’environnement, aux récits fondateurs, légendes et mythes, disposant sa lignée sur un olympe échafaudé patiemment qu’elle nomme sa Cosmogonie.
Au-delà de sa famille, depuis 2012, elle crée un pendant fictionnel à son village natal. Élargissant les cercles d’identité à une échelle géographique, elle donne corps à une société secrète-le Caylus Culture Club-inspirée du contexte socio-culturel de son village.
De nouvelles communautés sont apparues depuis 2022 à travers des projets tels que La foire aux Serpentes ou encore Le conciliabule. Un projet au long cours nommé DR Symposium donne également lieu à diverses performances liées à la cartomancie, au rêve et au jeu de rôle. Ces recherches récentes portent sur les éléments d’architectures extérieurs et l’aménagement paysager, par le biais de l’étude des jardins et des fontaines, sujet particulièrement central dans le projet Sur la grève en feu porté en duo avec Rémi Groussin.

Ce processus d’ingestion du réel retraduit en fiction, flirtant souvent avec le folklore, est une constante du travail de Lou-Andréa Lassalle-Villaroya. Ses œuvres ne sont jamais tout à fait figées et participent d’un récit global dont elle retravaille sans cesse les formes au gré des projets et des propositions. Elles sont aussi l’occasion de multiples collaborations avec différents publics qui donnent lieu à des ateliers, des performances et des expositions.

© Adagp, Paris