Jenny Abouav
Né⋅e en 1991
Vit et travaille à Marseille
Je travaille sur la relation entre la sculpture et le vivant. Ma pratique privilégie la performance, la sculpture, l'installation et l'image photographique et vidéo. Je questionne les aspects poétiques et politiques de résistance du corps à travers le pli, la lenteur, le vide, la douceur, le silence et le tremblement. J'utilise les outils de l'image pour saisir l'aspect plastique, sculptural et insaisissable de la lumière du soleil en interaction avec différentes surfaces naturelles et artificielles.
Je réalise des performances de longue durée semblable à des sculptures vivantes qui se transforment dans le temps et l'espace pour prendre différentes formes plastiques. Mes performances se chargent des espaces, paysages, personnes, météo, faune et flore rencontrés et éprouvés dans la structure osseuse et musculaire. Comment rencontre-t-on un paysage, un corps, une matière, une architecture avec son corps et ses organes ?
Je travaille sur la création d'ambiances en faisant dialoguer la lumière, le son avec des matériaux mous ayant des particularités perceptives et sonores singulières. Ces matières souples, moelleuses, friables peuvent être blanches, brillantes, transparentes, floues, réfléchissantes. Un travail sculptural autour de l'haptique, de la proprioception et de la synesthésie où la frontière entre l'organique, le mécanique et le numérique s'entremêlent, se répondent et se brouillent.
J'interroge les dimensions philosophiques de la peau et du territoire, de l'écoute et du paysage, de la météorologie et du climat. La porosité entre le corps, l'acoustique, les éléments naturels et l'ambiance des espaces architecturaux. Je travaille avec l'interface de l'épiderme : lieu de convergence entre le dehors et le dedans. La résonance de tous ces lieux, territoires que l'on porte en nous et qui nous portent, nous habitent, nous font fantasmer.
© Adagp, Paris