Centre-Val de Loire

Florence Chevallier

Né⋅e en 1955

Vit et travaille à Paris et à Saint-Germain-des-Près (Loiret)

Née à Casablanca (Maroc) en 1955, Florence Chevallier est diplômée de l’Institut d’Études Théâtrales de Paris III en 1978. Elle se tourne définitivement vers la photographie en 1979 et expose au Centre Georges Pompidou dans le cadre de l’exposition Autoportraits Photographiques. En 1986, elle co-fonde le groupe Noir Limite, au sein duquel elle réalise plusieurs séries majeures : Corps à Corps et La Mort (présentées à la Fondation Gulbenkian à Lisbonne, au Kawasaki City Museum au Japon et à l’ICP de New York), suivies de Le Bonheur en 1993, exposée notamment au Printemps de la Photographie à Cahors et à la Barbican Gallery à Londres. Le livre associé, publié aux éditions de la Différence en co-production avec le FRAC Haute-Normandie, est présenté par Bernard Lamarche-Vadel, qui soutient le groupe à plusieurs reprises, notamment lors de la censure de Corps à Corps en 1987.



En 1995, Florence Chevallier produit la série Commun Des Mortels, inaugurant une pratique durable du diptyque et du polyptique photographique, exposée à la galerie Jacques Barbier et à la galerie Les Filles du Calvaire à Paris, suivie de Les Philosophes (1996) et Les Enchantements, série composée de trois parties, dont le premier volet est créé sur proposition du Musée Zadkine et présenté lors du Mois de la Photo à Paris en 1996. Ces deux séries sont éditées par Gina Kehayoff à Munich.



Lauréate du Prix Niépce en 1998, elle expose au Musée Nicéphore Niépce à Châlon-sur-Saône et amorce un retour vers son pays natal avec les séries Des Journées Entières au Centre Photographique d’Île-de-France et 1955, Casablanca à la galerie Les Filles du Calvaire, accompagnée d’un livre publié chez Filigranes en 2001. La même année, elle réalise pour le domaine de Chamarande l’installation visuelle et sonore Quelque chose d’Œdipe dans la chapelle.



Chevalier des Arts et Lettres en 2009, elle effectue une résidence d’un an à l’Espace 36 à Saint-Omer, qui donne naissance à la série Toucher Terre (2010), partiellement présentée au Tri Postal à Lille en 2011. En 2018, elle expose sa monographie Les Fleurs, le Chien et les Pêcheurs au centre d’art contemporain de Saint-Pierre-Varengeville, accompagnée d’un livre publié chez Bernard Chauveau avec un texte de Lucile Encrevé.



En 2019, elle présente Florence à Orléans au POCTB, puis en 2023 Les Éblouissements à la Galerie Hors Cadre à Auxerre. Parmi les cinq finalistes du Prix Viviane Esders en 2022, elle est également invitée par la Cité de l’Architecture à Paris pour un entretien avec Michel Poivert et participe la même année à l’exposition Métamorphoses, La photographie en France 1968-1989 à Montpellier, ainsi qu’à Noir et Blanc, une esthétique de la photographie à la BNF. L’association Gens d’image lui consacre une interview, Comment ça voit ?, retraçant son parcours depuis le Prix Niépce. Sous la direction de Sylvain Besson, elle figure également au catalogue Une Histoire de la Photographie dans les Collections du Musée Nicéphore Niépce (éditions Textuel).



En herbe, paru chez Arnaud Bizalion éditeur en 2026, regroupe les photographies acquises par le CNAP en 2022 d’une partie de sa série. Elle présente la même année Chambre avec vues, une exposition personnelle aux Tanneries, Centre d’Art Contemporain Intérêt National d’Amilly, sous le commissariat de Fabrice Bourlez.

© Adagp, Paris