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Nouvelle-Aquitaine

Calypso Debrot

Né⋅e en 1990

Vit et travaille à Navarrenx

Je vis dans un petit coin de campagne où les rivières s’appellent des gaves.
Le gave coule dans mon village.
Juste à coté de ce village, dans un grand parc d’arbres centenaires j’ai mon atelier.
C’est dans ce monde rural et vert que je crée, et vis avec ma fille Ima-la-rivière, jeune danseuse, avec qui je réalise aussi de nombreux projets artistiques et poétiques.
J’essaie de documenter cette vie au jour le jour en la filmant.
Les oiseaux, les fleurs, ma fille, mes amours et ami·es.
Les manifestations aussi, les moments militants, c’est un peu moins bucolique mais tout autant nécessaire, là aussi je filme, mais ça prend alors d’autres formes.
Et puis il y a d’autres choses qui surgissent.
D’autres films, qui sont presque des poèmes filmés.
Et puis des peintures qui racontent ma tendresse pour la flore, pour le militantisme, pour la lutte.
Il y a aussi tout ce que je glane et trouve, des tissus fleuris, des morceaux de bois, des rubans, et puis il y a la cuve d’indigo, cuve vivante dont il faut prendre soin, la fabrication du révélateur pour la pellicule avec des orties, les petits oiseaux tombés du nid qu’il faut nourrir, les plantes qui poussent et avec lesquelles on peut teindre… coréopsis, pastel, garance.
Il y a les ami·es qui passent pour aider, ou boire un thé, les ateliers avec les enfants, l’écriture de poèmes, les recettes pour faire des aquarelles avec la gomme arabique, les bouquins de Filliou, de Morton, de Vasquez ou de Schlegel, les plantes qui sèchent et l’odeur de l’huile de lin.
Je voudrais que mon travail traduise le regard que je porte à ce qui vit.
Je voudrais qu’il soit à la juste mesure, c’est-à-dire sans hypocrisie, ni recherche absurde, qu’il soit à la hauteur de mes convictions comme de mes erreurs.

© Adagp, Paris