Alfredo Aceto
Né⋅e en 1991
Vit et travaille à Genève
La pratique d’Alfredo Aceto se développe autour de concepts issus de la psychanalyse, de la sociologie et de l’histoire de l’art, donnant naissance à des œuvres qui, à travers des médiums tels que le dessin, la sculpture et la photographie, mettent en lumière des traumatismes et des strates émotionnelles, en mêlant scénarios personnels et collectifs. Il explore la relation au corps et à la tradition à travers des récits intimes, souvent imprégnés de tensions non résolues. Son travail interroge les liens entre réalité et fiction, révélant des relations de pouvoir complexes et des dynamiques de domination.
Les références d’Aceto vont de la littérature aux études de genre, de l’économie aux archives visuelles et textuelles, qu’il manipule pour déconstruire des notions telles que l’échec et la désaliénation. Au cœur de sa recherche se trouve la perception, souvent examinée à travers un rapport singulier et intime au son. Sa pratique s’exprime par une pluralité de langages — sculpture, photographie, vidéo et dessin — trouvant sa forme la plus aboutie dans la conception de l’exposition comme médium autonome. Ses expositions créent des environnements immersifs, parfois enrichis de projections vidéo et d’installations sonores, invitant le public à naviguer entre le visible et l’invisible, entre la présence et l’absence, construisant des espaces symboliques qui évoquent des métamorphoses et des transitions.
Le dessin représente souvent le point de départ de sa recherche, mais c’est le désir de mettre en dialogue des récits éloignés qui le conduit vers l’écriture. Aceto considère ses œuvres comme le résultat de collisions entre différentes histoires, où l’improvisation joue un rôle clé, permettant à l’imprévu de façonner son univers créatif.
La dimension politique de son travail émerge à travers une critique subtile des structures de pouvoir et des récits dominants, se traduisant par la création d’espaces de transition et de transformation. Puisant dans des souvenirs et des expériences d’enfance, il construit des parcours initiatiques dans lesquels le temps se fragmente, laissant apparaître une identité fluide — en constante renégociation.