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The Mystery of Sculpting Cats

Exposition personnelle
Semiose, Paris
du 16/01/2021 au 21/02/2021
Laurent Le Deunff

« En paix, nous menons nos labeurs
Mon matou blanc et moi.
Nos arts nous donnent du bonheur
J’ai le mien, il a le sien. »

Pangur Ban, poème irlandais du IXe siècle

« J’avance l’hypothèse que les chats commencèrent comme compagnons
psychiques, comme familiers et n’ont jamais dérogé à leur fonction. »

William Burroughs, Entre chats, Christian Bourgois éditeur, traduction Gérard-Georges Lemaire

Les deux lions qui gardent la bibliothèque publique de New York s’appellent Patience et Courage. Maints châteaux et musées, maintes chambres fortes et tombes possèdent un ou deux farouches félins pour protéger leur entrée. Les chats, gros ou petits, se sont de tout temps placés en protecteurs de ces choses que nous, les humains, estimons. De multiples théories expliquent comment ces chasseurs sauvages ont évolué de féroces prédateurs en des animaux domestiques choyés. La plus populaire est que les hommes devenus agriculteurs ont eu des surplus de grains que les rongeurs aimaient dévorer, tandis que les chats excellaient à la chasse aux souris dans les greniers. Ainsi se serait formé un durable lien symbiotique inter-espèce.

Mais je préfère le postulat de Burroughs. Nous sommes connectés psychiquement aux chats. Ils sont des guides et des gardiens, des dépositaires d’affection et de singuliers compagnons, leur soyeuse élégance languide et leurs yeux lumineux, leurs dents de prédateur et leurs griffes rétractables leur confèrent un attrait certain. Tout comme leur esprit particulier et leur tendresse facile. Les humains aiment se considérer comme l’espèce la plus intelligente sur la planète, mais je suspecte les chats, bien que parfaitement capables de survivre dans la nature, d’avoir trouvé quelques hominidés admiratifs, si ce n’est esseulés, prêts à faire tout le boulot à leur place. [...]