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Cube de nuages

Exposition personnelle
La Quincaillerie, Guéret
du 31/05/2021 au 07/06/2021
Thomas Lanfranchi

« Pour des raisons que je ne m’explique pas, dès l’enfance, j’ai été attiré par l’évanescence et l’immensité du ciel ainsi que par les histoires que je pouvais entendre, lire ou voir concernant les phénomènes célestes lumineux d’origines naturelles, extra-terrestres, religieuses ou autres, courants de pensée que notre modernité assimile le plus souvent au paranormal.
En 1985, après des études d’architecture écourtées par un manque d’intérêt, j’intègre l’école des Beaux-arts de Marseille Luminy.
Début 1991, grâce à un programme de recherche à l’étranger (Bourse de l’Ofaj), je suis un post-diplôme à la Kunstakademie de Düsseldorf (Allemagne), dirigé par Joseph Kosuth et Robert Irwin, artistes associés depuis la fin des années 60 à la mouvance de l’art conceptuel. Ce courant de pensée m’a fortement intéressé et a influencé sans détours ma pratique artistique jusqu’à ce jour.
En septembre 1991, je quitte l’Allemagne et arrive dans le sud-ouest de la France près de Aire-sur-Adour (Landes).

Rapidement, j’ai ressenti le besoin d’appréhender l’univers de la matière et des formes d’une manière plus personnelle, motivé par des idées et des pensées qui prenaient leur inspiration dans des phénomènes au-delà de la représentation.
Bien que néophyte en la matière et n’étant doué d’aucun pouvoir supra-normal, j’ai commencé à m’intéresser à ces phénomènes et à essayer d’utiliser des forces ou des énergies parallèles, dites paranormales, phénomènes occultes encore peu reconnus aujourd’hui.
Mon arrivée en Nouvelle-Aquitaine et surtout la rencontre avec les magnifiques cumulonimbus générés par l’océan Atlantique que l’on peut voir dans les ciels de traîne, sont devenus, au fil des jours, une véritable révélation. Ces ensembles de particules vaporeuses aux formes infinies, maintenues en suspension dans l’atmosphère et portées par les courants aériens, me fascinaient.
La performance cube de nuage est née de cette rencontre… Analogie de l’action de sculpter l’évanescence et l’immatériel, soit un nuage, et par la force de ma concentration convertie en énergie cinétique, provoquer un déplacement de la matière nuageuse à distance et la formation d’un cube.
Depuis le 19e siècle, le déplacement de la matière par le truchement de l’esprit porte un nom, celui de la télékinésie.
Dès le début de cette performance, des plus simplement, j’ai tracé soigneusement au sol un carré, avant de m’asseoir à l’intérieur pour me concentrer.
La forme du carré/base au sol, permet de mieux ressentir et apprécier physiquement et mentalement ce qu’est un cube.
Ce carré tracé au sol reste donc le périmètre de base de cette élévation mentale, point de départ de cette performance. »

Thomas Lanfranchi